Panorama de Montbrison au crépuscule : toits de tuiles, flèche de la collégiale et ville vieille sur sa butte

Des comtes aux comptes : sur les traces des seigneurs du Forez

Au sommet d’une butte de basalte noir, trois croix remplacent aujourd’hui le donjon disparu. Pourtant, pendant deux siècles, c’est d’ici qu’une dynastie de comtes a gouverné une plaine entière, du Roannais au Pays Stéphanois. Elle y levait l’impôt, rendait la justice et tenait ses comptes avec une rigueur rare pour l’époque. Suivez-la de la salle aux 1 970 blasons jusqu’aux forteresses posées sur les volcans éteints : le Forez médiéval se découvre encore à pied, pierre après pierre.

Fiche d’identité du parcours

RégionAuvergne-Rhône-Alpes, Loire, ancienne province du Forez
Villes et lieuxMontbrison, Montrond-les-Bains, Feurs, Marcilly-le-Châtel, Sail-sous-Couzan, Saint-Étienne-le-Molard
PériodesAntiquité, Moyen Âge, Renaissance
ThématiquesPouvoir comtal, fortifications, architecture, géologie
Durée1 à 3 jours selon la version du parcours
DifficultéFacile à modérée selon les étapes
TransportVoiture fortement recommandée pour le parcours complet

Informations pratiques à confirmer avant publication.

Introduction historique

Imaginez une vaste cuvette verte, bordée à l’ouest par la muraille des monts du Forez et à l’est par les monts du Lyonnais. Au milieu, la Loire serpente paresseusement. Çà et là, de curieuses buttes sombres percent la plaine comme des îles : ce sont les vestiges d’un volcanisme ancien. Ces « puys » de basalte forment des belvédères naturels. Au Moyen Âge, chacun est devenu un enjeu : qui tient la butte tient la route.

Le nom même de la région nous ramène à Rome. Forez vient du Pagus Forensis, le « pays de Forum », c’est-à-dire de Feurs (Forum Segusiavorum), capitale antique du peuple gaulois des Ségusiaves. Mille ans plus tard, le territoire n’est qu’une partie d’un ensemble plus vaste, le comté de Lyon et de Forez. C’est une zone frontière aux contours flous, disputée entre le royaume de France et le Saint-Empire, qui commence alors aux portes de Lyon.

Aux XIe et XIIe siècles, deux pouvoirs s’y affrontent : le comte et l’archevêque de Lyon, primat des Gaules, immensément riche en terres. En 1076, à Lyon, l’archevêque Humbert obtient du pape Grégoire VII l’excommunication du comte Artaud II. Repoussés vers l’ouest, les comtes s’installent peu à peu sur une butte basaltique qui domine le « Grand chemin de Forez », la grande route nord-sud du pays : Montbrison.

La première lignée des comtes s’éteint vers 1115. La couronne comtale passe alors à Guy Ier, de la maison d’Albon, qui fonde la seconde dynastie. Son fils, Guy II, filleul du roi Louis VII et élevé à la cour de France, règne près de soixante-dix ans (1137–1206). Il accomplit le geste fondateur : en 1173, il signe avec l’archevêque Guichard la permutatio, un « échange » de territoires. Le comte renonce à Lyon et à tout l’est ; en retour, il devient le seul maître du Forez. Pour l’historien Claude Latta, cette date est la véritable naissance du comté, dont les frontières ne bougeront presque plus jusqu’à la Révolution.

S’ouvrent alors deux siècles d’apogée (1173–1372). Le comté compte environ 250 paroisses. Il est quadrillé par une quarantaine de châtellenies, chacune tenue par un capitaine-châtelain nommé par le comte. Guy IV fonde en 1223 la grande collégiale de Montbrison et accorde à la ville sa charte de franchises. Jean Ier règne cinquante-cinq ans (1278–1333) et devient un personnage d’envergure nationale, conseiller de Philippe le Bel et de ses successeurs. Il fonde en 1317 une chambre des comptes, que Claude Latta présente comme la première de ce type dans un fief de la Couronne. Les comtes de Forez gouvernent donc au sens moderne : chancellerie, cour de justice, trésor, registres. Ce sont des comtes… qui tiennent leurs comptes.

Puis vient la guerre de Cent Ans. En 1362, le comte Louis Ier est tué à la bataille de Brignais contre les Grandes Compagnies ; son frère Jean II, qui lui succède, perd la raison. L’héritière, Anne Dauphine, épouse le duc Louis II de Bourbon : le Forez devient une province de l’État bourbonnais, gouverné depuis Moulins. Mais en 1523, le connétable Charles III de Bourbon trahit François Ier. Ses biens sont confisqués et le Forez est réuni à la Couronne en 1531. En 1536, François Ier est reçu à Montbrison, dans la salle de la Diana.

Ce parcours suit ce fil chronologique, de la capitale aux forteresses, du pouvoir comtal à ses rivaux, jusqu’à la Renaissance, qui s’épanouit une fois les comtes disparus.

Les comtes de Forez — repères chronologiques

Du partage de 1173 à la réception de François Ier en 1536.

Les photographies actuelles illustrent les lieux ; elles ne représentent pas les événements anciens.

Lire le parcours et consulter ses sources

Itinéraire

Organisation suggérée

🗺️ Parcours interactif — 8 étapes des seigneurs du Forez

Fond © OpenStreetMap contributors — données ODbL. Marqueurs CC BY-SA Time Crossings.

  • Jour 1 — La capitale : étapes 1 à 3 (Montbrison)
  • Jour 2 — La plaine et la Loire : étapes 4 et 5 (Montrond-les-Bains, Feurs)
  • Jour 3 — Les marches de l’ouest et l’épilogue : étapes 6 à 8 (Marcilly-le-Châtel, Couzan, La Bâtie d’Urfé)

Jour 1 : Montbrison, capitale des comptes

Montbrison au couchant : à droite la flèche de la collégiale, sur la butte la ville vieille assise à la place du château disparu. Photo : Nezdek, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Étape 1: La colline du Calvaire

📍Accès par la rue du Calvaire ou la rue de la Barrière. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 45 min à 1 h (montée et flânerie autour des enceintes).

Où que l’on arrive à Montbrison, on la voit : une colline coiffée de trois croix, qui culmine à 429 m. La montée se fait par des ruelles pentues bordées de murs de pierre sombre. Au sommet, pas de donjon ni de tours crénelées : un calvaire du XIXe siècle et un vaste panorama sur les toits de tuiles, la flèche de la collégiale et, au loin, la plaine qui file vers la Loire.

Le château a presque totalement disparu, mais un œil attentif en lit encore le plan. Les rues forment deux cercles concentriques, qui reprennent le tracé des deux enceintes médiévales. Sur le flanc est (boulevard Duguet), quatre tours semi-circulaires se dressent encore. À l’ouest, la tour de la Barrière, cylindrique, garde le souvenir de l’entrée principale.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • IXe siècle : première mention écrite de Montbrison (apud Montembrisonem) dans un acte du chorévêque Audin. Rien ne prouve pour autant qu’un établissement comtal existe déjà sur la butte.
  • Vers 1080 : construction du château, selon la ville de Montbrison.

Les historiens, à la suite d’Étienne Fournial, l’attribuent au comte Artaud II, repoussé vers l’ouest par l’archevêque de Lyon. Mais l’archéologue Christophe Mathevot rappelle qu’« il n’est cependant pas prouvé que ce comte soit l’instigateur du castellum ».

  • Vers 1096 : premier castellum attesté. Avant de partir pour la première croisade, le comte Guillaume l’Ancien fonde un hôpital pour les voyageurs dans l’enceinte.
  • 1163 ou 1167 : le roi Louis VII est à Montbrison. Il entend la messe à l’église de la Madeleine et reçoit l’hommage du comte pour plusieurs châteaux, dont celui de Saint-Chamond.

Les sources secondaires donnent 1163 (Mathevot) ou 1167 (Latta) ; il s’agit peut-être de deux séjours distincts.

  • Après 1173 : Montbrison devient la capitale du comté. Chapelles, hôpital, donjon et bâtiments administratifs se serrent dans la première enceinte, d’environ 100 m de diamètre.
  • 1223–1258 : construction de la tour de la Barrière dans la seconde enceinte, d’environ 200 m de diamètre (datation donnée par la ville).

Une étude archéologique déposée sur HAL souligne la « quasi inexistence de données archéologiques » ; cette tour « pourrait » seulement être le plus ancien vestige de cette enceinte.

  • Début du XIVe siècle : Jean Ier quitte le château pour une résidence entourée d’un parc, dans l’actuel quartier du Parc-des-Comtes-de-Forez.
  • 1562 : pendant les guerres de Religion, le baron des Adrets prend la ville et saccage le château.
  • 1582 : la foudre frappe le donjon. Peu après, Henri IV ordonne le démantèlement complet. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la butte sert de carrière pour bâtir des couvents (Ursulines à partir de 1630, Visitandines).
  • De 1980 à aujourd’hui : plusieurs interventions archéologiques ponctuelles. Une prospection radar a été menée sur près de 4 000 m² à l’intérieur de la première enceinte. Elle a repéré des structures bâties « difficiles à interpréter en l’état actuel de la recherche ».
« La ville et chateau de monbrison en la compte de fores » : la seule vue du château comtal avant son démantèlement. Armorial de Guillaume Revel, vers 1450, BnF ms fr. 22297, p. 437 — domaine public.

🔬 Le saviez-vous ?

La butte est un dyke basaltique, un ancien conduit volcanique dégagé par l’érosion. Les sondages de 1991 ont montré que les murs du rempart et les caves médiévales sont posés directement sur le rocher, voire creusés dans la roche.

Au XVIIe siècle, des érudits imaginaient à Montbrison un temple romain dédié à une « déesse Brison ». L’archéologie n’a trouvé aucune trace de ville antique sous le bourg. Le grand site gallo-romain voisin est Moingt, à 2 km, où se trouvait un théâtre.

🎧 Pour aller plus loin (audio/vidéo) :Montbrison, ancienne capitale du comté de Forez, vidéo amateur, YouTube, 2022, en français (durée non vérifiée) : lien.

Chaîne non institutionnelle : à regarder comme une introduction, avec recul critique.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires : espace urbain en accès libre, à toute heure.
  • Tarifs : gratuit.
  • Réservation : non. Des visites guidées sont parfois proposées par l’office de tourisme Loire Forez : se renseigner.
  • Accès : gare SNCF de Montbrison (TER depuis Saint-Étienne). Parkings en centre-ville.
  • PMR : difficile, rues très pentues.
  • Services : aucun sur la butte ; tous les services en centre-ville.
  • Site officiel : ville-montbrison.fr — Colline du Calvaire

Étape 2 : La collégiale Notre-Dame-d’Espérance

📍10, rue Notre-Dame, 42600 Montbrison. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 45 min à 1 h.

On descend de la butte vers le Vizézy, la petite rivière qui traverse la ville, et la silhouette massive de la collégiale se dresse d’un coup. C’est la plus vaste église du département de la Loire. La façade occidentale, plus tardive, s’ouvre par un portail sculpté du XVe siècle. À l’intérieur, la nef gothique frappe par son élévation, sa lumière grise et son silence minéral. Dans l’abside repose Guy IV, allongé les mains jointes, dans une longue robe et un manteau fermé par une agrafe. Les vitraux, pour la plupart du XIXe siècle, racontent en couleurs la légende de la fondation. On peut aussi voir une croix de peste du XVIIe siècle.

La collégiale Notre-Dame-d’Espérance, « cathédrale d’un comte » : portail du XVe siècle et clocher massif. Photo : Velvet, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • 1223 : le comte Guy IV fonde une collégiale, desservie par un chapitre de treize chanoines. Il est soutenu par son oncle Renaud de Forez, archevêque de Lyon, qui avait gouverné le comté pendant sa minorité. Le terrain choisi, sur la rive droite du Vizézy, dépend alors de la paroisse de Moingt. La même année, Montbrison reçoit sa charte de franchises. Interprétation (Claude Latta) : l’édifice affirme à la fois la piété et la puissance du comte. Les chartes de franchises visaient aussi à devancer les revendications communales.
  • 1226 : Guy IV épouse en troisièmes noces Mahaut de Courtenay, comtesse de Nevers et arrière-petite-fille du roi Louis VI le Gros.
  • 1239 : Guy IV part en croisade.
  • 1241 : il meurt en Italie du Sud (dans les Pouilles, selon les généalogies), sur le chemin du retour. Son corps est rapatrié et inhumé dans le chœur de sa collégiale.

Les dates de sa vie varient selon les auteurs : naissance en 1196 ou vers 1199, avènement en 1203 ou 1206. Son père Guy III meurt à Acre, en Terre sainte, en 1202, 1203 ou 1204 selon les sources.

  • 1223–1466 : le chantier s’étire sur près de deux siècles et demi. La façade occidentale est achevée au XVe siècle, sous les ducs de Bourbon devenus comtes de Forez. Les chapelles latérales sont ajoutées à la fin du XVe et au début du XVIe siècle.
  • XIXe siècle : restaurations et création de la série de vitraux historiés.
Au chevet, la tombe parle : « Guy IV, comte de Forez, fondateur de l’église Notre-Dame de Montbrison en 1223, il y fut inhumé en 1241. » Photo : Daniel Villafruela, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

🔬 Le saviez-vous ?

Un vitrail du XIXe siècle montre Guy IV accroupi, la truelle à la main, tenant entre ses genoux son fils, le futur Guy V, pour lui faire poser la première pierre. Claude Latta y lit une mise en scène de l’hérédité du titre comtal autant que de l’humilité du fondateur. Attention : c’est une image du XIXe siècle, pas un témoignage médiéval.

Le terrain était marécageux. Selon Le Pays (2018), il a fallu enfoncer des pieux de bois dans le sol pour fonder l’édifice.

Information de presse régionale, non recoupée par une source archéologique.

🎧 Pour aller plus loin : Le Forez : échappée secrète aux confins de la Loire, série « 1000 Pays en un », YouTube, en français (durée non vérifiée) : lien. Documentaire de voyage généraliste.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires : tous les jours, de 9 h à 19 h, toute l’année. Visite discrète pendant les offices : c’est une église paroissiale en activité.
  • Tarifs : accès libre.
  • Réservation : non.
  • Accès : à 5 min à pied de la colline du Calvaire.
  • PMR : accessible en fauteuil roulant en autonomie (rampe, revêtement dur, place PMR réservée).
  • Services : aucun sur place ; cafés et restaurants dans les rues voisines.
  • Site officiel :ville-montbrison.fr — Collégiale Notre-Dame

Étape 3 : La salle héraldique de la Diana

📍 Localisation : 7, rue Florimond-Robertet, 42600 Montbrison. Elle se trouve juste derrière le chevet de la collégiale. GPS : 45.6056, 4.0668. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 30 à 45 min.

On pousse la porte d’une façade néogothique du XIXe siècle, et l’on entre dans une salle de 19 m de long, 8 m de large et 8 m de haut. Puis on lève les yeux. Toute la voûte en berceau brisé, lambrissée de bois, est couverte de blasons peints alignés comme les cases d’un immense échiquier : lions, bandes, croix, besants, aux couleurs passées par sept siècles. Tout autour, à la naissance de la voûte, court une frise d’écussons entrelacés d’animaux fantastiques. C’est l’un des plus anciens décors héraldiques peints de France. On a le sentiment d’entrer dans un annuaire nobiliaire de la fin du XIIIe siècle.

Le ciel héraldique de la Diana : 1 728 compartiments armoriés sur la voûte en berceau brisé. Photo : Daniel Villafruela, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • Construction

L’hypothèse majoritaire la place entre 1296, date du mariage du comte Jean Ier avec Alix de Viennois, et 1300, mort de Jeanne de Montfort, mère du comte. Cette fourchette est retenue dans une communication publiée au Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France (Persée) et reprise par la ville. D’autres auteurs ont attribué le décor à Jeanne de Bourbon, veuve de Guy VII, vers 1350 ; la société La Diana mentionne encore cette hypothèse.

Interprétation actuelle : les blasons représenteraient des personnes présentes à un moment précis, plutôt que des familles. La salle aurait donc été bâtie pour une occasion ponctuelle et vite. Les matériaux, pisé et bois, vont dans le sens d’une construction rapide.

  • Mariage de 1296 : Alix de Viennois apporte en dot la région de Bourg-Argental et de Pélussin, définitivement rattachée au Forez.
  • XIIIe–XVIe siècles : connue sous le nom de « grande salle du cloître », la salle accueille les réunions des États de la noblesse du Forez. Le chapitre de la collégiale y intronise aussi ses nouveaux chanoines.
  • 1317 : Jean Ier fonde la chambre des comptes du Forez. Selon Claude Latta, elle occupait deux étages d’un bâtiment de la rue de Moingt, « à hauteur de la Diana ». Aucun vestige identifié ne se visite aujourd’hui.
  • 1536 : François Ier est reçu dans la salle, peu après la réunion du Forez à la Couronne (1531).
  • 1588 : on y crée La Pastorelle de Loÿs Papon, l’une des premières pièces de théâtre en partie chantées.
  • Révolution : la salle est dévastée et transformée en écurie ou en dépôt. On pose un plancher grossier à hauteur de la frise pour en faire une grange. Paradoxalement, ce plancher a sans doute protégé le plafond armorié.
  • 1862 : la ville rachète la salle par souscription, à l’initiative du duc de Persigny, ministre de Napoléon III et Forézien. Elle est restaurée de 1863 à 1866 (façades néogothiques, cheminée) et devient le siège de la Société historique et archéologique du Forez, qui prend le nom de « La Diana ».

🔬 Le saviez-vous ?

1 728 ou 1 970 blasons ? Les deux chiffres circulent, et les deux sont justes. La voûte compte 48 bandes de 36 écussons, soit 1 728 compartiments. La frise ajoute 242 écussons, ce qui porte le total à 1 970. Tous représentent des familles alliées ou vassales du comte, sauf les armes du roi de France et celles de son épouse Jeanne de Navarre. Et malgré les efforts de générations d’érudits, tous n’ont pas encore été identifiés.

Rien à voir avec la déesse Diane ! Le nom viendrait du latin decania ou du terme local doyennat : la « salle du doyenné », du nom du doyen qui présidait le chapitre de la collégiale.

🎧 Pour aller plus loin : Actualités et visites de la société savante : En direct de la Diana (en français).

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires : selon le site de La Diana, du mardi au vendredi de 14 h à 17 h, et le mercredi et le samedi également de 9 h à 12 h. Fermé dimanche et lundi.

Les plateformes touristiques donnent des horaires légèrement différents : appelez avant de venir.

  • Tarifs : de 2,50 € à 5 € par adulte selon la formule (visite libre ou guidée). Gratuit pour les moins de 12 ans.
  • Réservation : recommandée. La société invite à prendre rendez-vous par e-mail (secretariat@ladiana.com) ou au 04 77 96 01 10.
  • Accès : à 2 min à pied de la collégiale.
  • PMR : non vérifiée, se renseigner.
  • Services : bibliothèque de plus de 50 000 volumes et près de 2 millions de pièces d’archives, ouverte aux chercheurs ; musée lapidaire (appellation Musée de France) dans les dépendances. Visite possible en anglais.
  • Site officiel :ladiana.com

💡 Si vous ne disposez que d’une journée : après la Diana, terminez par le château de Montrond-les-Bains (étape 4, à 20 min en voiture) si c’est un jour d’ouverture, ou par Marcilly-le-Châtel (étape 6, à 12 min) pour le panorama au soleil couchant.

Jour 2 : La plaine et la Loire

Étape 4 : Le château de Montrond-les-Bains

📍 Localisation : 116, promenade Marguerite-d’Albon, 42210 Montrond-les-Bains. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 1 h à 1 h 30.


Le « mont rond » de Montrond : enceintes, tour maîtresse et bannières — un patchwork de galets, pierre volcanique et blocs appareillés. Photo : Marianne Casamance, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Le château est perché sur un « mont rond », une petite butte volcanique circulaire, d’où son nom. Ses murs mêlent pierre volcanique sombre, galets roulés de la Loire et beaux blocs appareillés : un patchwork qui raconte des siècles de reconstructions. On traverse la cour, on descend aux cuisines et aux fondations, on arpente le chemin de ronde. Du haut du donjon et de l’échauguette, la vue embrasse la Loire, la plaine et les monts.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • XIIe siècle : selon la commune, le comte Guy II fait élever sur la butte une fortification simple pour surveiller le gué de la Loire et la route de Lyon. Le château fait partie du réseau castral comtal, ce maillage de forteresses qui quadrille le comté.
  • 1302 : Jean Ier, qui veut étendre son influence vers le Roannais, échange le mandement de Montrond avec son vassal Arthaud III de Saint-Germain contre Saint-Germain-Laval. Arthaud reçoit la haute et la basse justice et l’autorisation d’élever un château fort « à une ou plusieurs tours ». On voit là les comtes redistribuer les forteresses pour tenir leur territoire.
  • Renaissance : la forteresse s’adoucit et devient résidence.
  • 1828 : le dernier héritier vend la ruine à Victor Dugas, maître de forges de Saint-Chamond. Celui-ci la néglige et la démantèle en partie.
  • 1969 : Jehan Gallet fonde l’Association des Amis du Château, qui engage le sauvetage.
  • 1984 : la commune devient propriétaire.

🔬 Le saviez-vous ? La station thermale de Montrond-les-Bains est née au XIXe siècle. Sa fontaine d’eau gazeuse est une autre manifestation du sous-sol volcanique qui porte le château.

🎧 Pour aller plus loin : Programme culturel (spectacles, visites nocturnes) sur le site du château. Une visite guidée nocturne est annoncée le weekend de la fête du patrimoine.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires 2026 :
    • avril à juin et septembre : mercredi, samedi et dimanche, de 10 h à 18 h ;
    • juillet et août : du mercredi au dimanche, de 10 h à 18 h ;
    • dernière entrée 1 h avant la fermeture ;
    • fermé d’octobre à mars (à vérifier pour 2027).
  • Tarifs : 6,50 € en plein tarif. Tarifs réduits : voir le site.
  • Réservation : non requise pour la visite libre.
  • Accès : parking sur place.
  • PMR : partielle au mieux (donjon et chemin de ronde par escaliers). Non vérifiée : se renseigner au 09 79 31 23 09.
  • Services : animaux acceptés ; commerces en ville.
  • Site officiel : montrond-le-fort.fr

Étape 5 : Feurs et le musée

📍 Localisation : Musée de Feurs, 3, rue Victor-de-Laprade, 42110 Feurs. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 1 h à 1 h 30.

Le musée occupe une demeure bâtie en 1780 par les Plasson de la Combe. Au premier étage, la ville se raconte de la Préhistoire à nos jours : vestiges gallo-romains du Forum Segusiavorum, céramiques, objets du quotidien. Le second étage est consacré au peintre paysagiste Charles Beauverie (fin XIXe–début XXe siècle).


Tutela, déesse de bronze veillant sur Forum Segusiavorum (Ier–IIIe s.), au musée de Feurs. Photo : Ursus, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • Ier siècle apr. J.-C. : Forum Segusiavorum est le chef-lieu de la cité des Ségusiaves. De ce « Forum » dérivent le nom de Feurs et celui du pays : le pagus Forensis, qui devient le Forez.
  • Moyen Âge

Feurs est-elle restée la « capitale » du comté ? Certaines synthèses encyclopédiques affirment que Feurs fut capitale jusqu’en 1441. Cette année-là, par lettres patentes du 6 mai 1441, le duc Charles Ier de Bourbon aurait transféré ce titre à Montbrison. Claude Latta et Christophe Mathevot montrent pourtant que Montbrison est, dans les faits, la résidence et le centre administratif des comtes dès la fin du XIIe siècle. Une lecture possible : un titre honorifique ou judiciaire attaché à Feurs, et une capitale réelle à Montbrison. La question mérite d’être vérifiée dans les sources primaires.

  • 1930 : création du musée pour abriter les vestiges du Forum. Il est labellisé Musée de France.

🔬 Le saviez-vous ? Un département, une ancienne province et un massif portent tous le nom d’une place de marché romaine. Le forum était le cœur civique et commercial d’une cité gallo-romaine.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires : mercredi, samedi et dimanche, de 14 h à 17 h, toute l’année. Fermé les jours fériés et les week-ends de jours fériés.
  • Tarifs : de 4 à 5 € par adulte selon les sources

Confirmation nécessaire: Le prix est réduit pour les 11–26 ans ; gratuit pour les moins de 10 ans et le premier dimanche du mois.

  • Réservation : non, sauf pour les groupes.
  • Accès : gare SNCF de Feurs ; parking en centre-ville.
  • PMR : non vérifiée (bâtiment du XVIIIe siècle).
  • Site : Loire Tourisme — Musée de Feurs · tél. 04 77 26 24 48.

🚗 En option, sur la route du retour vers Montbrison : Sury-le-Comtal. Le suffixe « -le-Comtal » rappelle que le bourg dépendait directement des comtes. Guy II y aurait résidé ; le château, attesté en 1173, fut entièrement remanié au XVIIe siècle.

Jour 3 : Les marches de l’ouest

Étape 6 : Marcilly-le-Châtel

📍 Localisation : château Sainte-Anne (Volerie du Forez), 1540, route de Sainte-Anne, 42130 Marcilly-le-Châtel. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 1 h (ruines et panorama), 2 h avec le spectacle de rapaces.

Au-dessus des vignes des Côtes du Forez, une forteresse de pierre noire se dresse sur des orgues basaltiques. Des rapaces tournent parfois autour des tours. Du sommet, le regard porte vers l’ouest, vers les monts où se cache Couzan, le repaire des rivaux.


Pierre noire et brique : dans l’enceinte de Marcilly-le-Châtel, le basalte du XIIe siècle et les baies gothiques reprises au XIXe. Photo : TwoWings, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • 1010 : première mention du château, selon les sources locales.
  • Moyen Âge : c’est une citadelle comtale postée face aux Damas de Couzan.

Les sources ne s’accordent pas sur la date de son entrée dans le domaine comtal : certaines la disent tenue par les comtes très tôt, d’autres évoquent 1367.

  • Guerre de Cent Ans : point fort du Forez, la forteresse subit les assauts des routiers.
  • Vers 1450 : donjon, double enceinte crénelée et chapelle Sainte-Anne. C’est l’état représenté dans l’Armorial de Guillaume Revel.
  • XVIIe siècle : le château est démantelé sur ordre de Richelieu. Ses ruines sont vendues en 1645.
  • 1873–1884 : Hippolyte de Sauzéa-Monteilles entreprend une reconstruction contestée, restée inachevée faute de moyens. Une partie de ce que l’on voit est donc du XIXe siècle : à garder en tête !

🔬 Le saviez-vous ? Honoré d’Urfé fait apparaître Marcilly dans L’Astrée (1607–1627), le grand roman pastoral du XVIIe siècle situé dans le Forez du Ve siècle.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires et tarifs : fixés par la Volerie du Forez (site saisonnier), non vérifiés pour la date de votre visite. Tél. 04 77 97 59 14.
  • Accès : en voiture. Sentiers pédestres possibles : sentier Sainte-Anne, chemin de l’Astrée.
  • PMR : non (site perché et accidenté).
  • Site :Rendez-vous en Forez — Volerie du Forez

Étape 7 : La forteresse de Couzan

📍 Localisation : au-dessus de Sail-sous-Couzan (42890), sur un éperon rocheux entre les ravins du Lignon et du Chagnon. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 1 h 30 à 2 h, montée comprise.

Couzan, le repaire indocile des Damas : la croix ancrée de gueules flotte toujours sur leur bannière. Photo : Wikijoe, domaine public, via Wikimedia Commons.

Il faut le mériter. Les remparts s’accrochent au-dessus du Lignon, puis on franchit un assommoir, un passage voûté d’où les défenseurs faisaient pleuvoir projectiles et pierres sur l’assaillant. Viennent ensuite la basse-cour, où les paysans se réfugiaient, puis la capitainerie, la tour des Arrêts, et enfin la citadelle, la partie la plus ancienne.

Sur un mur, une croix ancrée de gueules sur champ d’or : les armes des Damas. Tout près, la chapelle romane Saint-Saturnin (XIIe siècle) est classée Monument historique. Le panorama s’étend sur la plaine, les monts du Lyonnais et, par temps clair, jusqu’à l’Auvergne.

🏛️Le lieu à travers le temps :

  • XIe siècle : les Damas établissent sur l’éperon le siège de leur puissance, en poste avancé aux confins de l’Empire et du royaume.

Leur origine est discutée : La Diana les fait descendre de la maison de Semur en Brionnais ; une tradition plus ancienne les rattache aux premiers comtes de Forez par les sires de Beaujeu. L’hypothèse d’une forteresse d’origine carolingienne reste également non démontrée.

  • 1219–1222, laMagna Guerra : le sire de Beaujeu Humbert V reçoit l’hommage de Couzan, en plein Forez, sur une route clé vers l’Auvergne. Pour le comte Guy IV, c’est une provocation. La guerre s’achève par le traité du 8 mai 1222, qui met fin aux prétentions des Beaujeu : c’est la « fin de la grande mêlée féodale », selon le mot de l’historien Jean Dufour.

La chronologie des combats varie selon les sources : certaines évoquent un siège de Couzan par Humbert V dès 1217 et un échec des Beaujeu devant la forteresse.

Interprétation : Couzan montre les limites du pouvoir comtal. Même à son apogée, le comte doit composer avec des barons puissants. Claude Latta note que la soumission de tous les seigneurs foréziens n’est achevée qu’au milieu du XIVe siècle.

  • Milieu du XVe siècle : Couzan passe aux Lévis (un puits du XVIe siècle porte leurs armes, écartelées avec celles des Damas).
  • XVIIIe siècle : la forteresse passe aux Luzy, puis aux Thy de Milly.
  • 1932 : La Diana l’achète pour y faire des réparations urgentes. Depuis 1995, chantiers de restauration et fouilles archéologiques s’y succèdent chaque été.

🔬 Le saviez-vous ?

Les fameuses « oubliettes » sous le donjon n’ont probablement jamais été des oubliettes. Selon une notice ancienne, ce n’étaient que des caves ou des glacières, un mythe romantique fréquent dans les châteaux médiévaux.

On y voit une « pierre de la Dîme », un cube de granit creusé d’une cuvette qui servait à mesurer le grain dû au seigneur.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires :
    • ouverture estivale par La Diana, du 1er juillet au 31 août, tous les jours de 14 h 30 à 18 h ; visites guidées à 15 h, 16 h et 17 h ;
    • hors saison : visites guidées ponctuelles du Département, dont une le mercredi 21 octobre 2026 à 14 h (6 € plein tarif, 5 € réduit, inscription obligatoire).
  • Tarifs d’été : environ 4,50 à 5 € (les chiffres varient selon les années).
  • Accès : montée à pied depuis Sail-sous-Couzan. Bonnes chaussures indispensables : circuit escarpé, 45 m de dénivelé.
  • PMR : non.
  • Services : aucun sur le site ; prévoir de l’eau.
  • Sites : La Diana — Couzan · Département de la Loire — visites guidées

Étape 8 : La Bâtie d’Urfé

📍 Localisation : 1061, route de la Bâtie-d’Urfé, 42130 Saint-Étienne-le-Molard. OpenStreetMap · Google Maps

🕰️ Durée de visite : 1 h 30.

Changement total d’atmosphère. Dans la plaine, près du Lignon, une demeure rurale médiévale s’est transformée en palais Renaissance à l’italienne : cour d’honneur, rampe monumentale, et surtout une étonnante grotte de rocaille faite de coquillages, de sables colorés et de galets. On quitte les forteresses de basalte pour l’élégance humaniste.


À la Bâtie d’Urfé, la forteresse médiévale s’est faite demeure de plaisance Renaissance. Photo : Jacquym, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

 🏛️Le lieu à travers le temps :

  • 1531 : le Forez est réuni à la Couronne. Il n’y a plus de comte ; le roi gouverne par ses officiers.
  • 1535 : François Ier nomme Claude d’Urfé gouverneur et bailli de Forez. C’est lui qui transforme la Bâtie en demeure Renaissance, nourri par ses séjours en Italie. Le bailliage, créé sous les comtes, survit ainsi au comté.
  • 1607–1627 : son petit-fils Honoré d’Urfé publie L’Astrée, qui fait du Forez un paysage littéraire européen.
  • 1909 : la société La Diana acquiert et restaure le château, décidément omniprésente dans la sauvegarde du patrimoine forézien. Le site est aujourd’hui géré avec le Département de la Loire.

🔬 Le saviez-vous ? La continuité administrative est frappante. Les baillis de Forez, rouage du gouvernement comtal depuis le XIIIe siècle, restent au cœur de l’administration après 1531. Les comtes disparaissent, leurs institutions leur survivent.

ℹ️ Informations pratiques :

  • Horaires 2026 :
    • 1er avril au 31 octobre : lundi, et du mercredi au dimanche, de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h ;
    • novembre-décembre : week-ends seulement, de 10 h à 13 h et de 14 h à 17 h ;
    • fermé le mardi.
  • Tarifs : de 2 à 8 € selon la formule (visite libre ou guidée) ; réduit 7 € ; gratuit pour les moins de 12 ans ; pass annuel 20 €.
  • Réservation : recommandée pour les visites guidées.
  • PMR : non vérifiée, se renseigner au 04 77 97 54 68.
  • Site : Rendez-vous en Forez — Bâtie d’Urfé

Informations complémentaires

Itinéraire logique (en voiture ; distances et temps approximatifs, à vérifier sur votre GPS) :

JourTrajetDistanceTemps
J1Calvaire – Collégiale – Diana< 1 kmA pied : 5 – 10 min
J2Montbrison – Montrond-les-BainsEnviron 17 kmVoiture : 20 min
J2Montrond-les-Bains – FeursEnviron 13 kmVoiture : 15 min
J2Feurs – Sury-le-Comtal – MontbrisonEnviron 35 kmVoiture : 40 min
J3Montbrison – Marcilly-le-ChâtelEnviron 8 kmVoiture : 12 min
J3Marcilly-le-Châtel – Sail-sous-CouzanEnviron 15 kmVoiture : 20 min
J3Sail-sous-Couzan – Bâtie d’UrféEnviron 20 kmVoiture : 25 min
  • Base conseillée : Montbrison, centrale et desservie par le train.
  • Ordre du jour 2 : Feurs n’ouvre que l’après-midi (14 h–17 h). Faites donc Montrond le matin, uniquement le mercredi ou le week-end hors juillet-août.
  • Restauration : Montbrison concentre l’essentiel de l’offre, avec un marché le samedi matin (horaires à vérifier). À Marcilly-le-Châtel, l’auberge La Césarde, citée par la presse régionale, sert une cuisine traditionnelle, dont le patia, une spécialité à base de pomme de terre. Recommandation factuelle, non sponsorisée.
  • Spécialités locales : fourme de Montbrison (AOP), vins des Côtes du Forez (AOP).
  • Météo :
    • la plaine peut être brumeuse le matin en automne ;
    • Couzan est exposé au vent ;
    • en été, montez-y en fin d’après-midi plutôt qu’aux heures chaudes.
  • ⚠️ Calendrier fin septembre : Montrond et le prieuré voisin de Saint-Romain-le-Puy ferment le fin septembre, et Couzan n’ouvre plus qu’en visite guidée ponctuelle (fin octobre). Pour un séjour cette semaine, privilégiez le mercredi ou le samedi-dimanche.

Sources et bibliographie

Ouvrages et articles académiques :

  • Claude Latta, « Le comté de Forez : un territoire, une lignée, un État (XIe–XVe siècle) », synthèse en ligne (reprenant Histoire de Montbrison, Lyon/Montbrison, 1994). PDF
  • Pierre-Yves Laffont (dir.), L’Armorial de Guillaume Revel. Châteaux, villes et bourgs du Forez au XVe siècle, Lyon, ALPARA (DARA), 2011. DOI 10.4000/books.alpara.2910
  • Christophe Mathevot, « Montbrison », dans P.-Y. Laffont (dir.), op. cit., 2011, p. 78-90. DOI 10.4000/books.alpara.2928
  • « Décor monumental et pouvoir politique, la Diana de Montbrison », Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1999 (publ. 2002). Persée
  • « Montbrison (42), site du Calvaire », étude archéologique, HAL. hal-04851225
  • ADLFI. Archéologie de la France – Informations : « Montbrison – Château comtal, le Calvaire » OpenEdition ; « Montbrison – Rue du Calvaire » OpenEdition
  • Emmanuel de Boos, L’Armorial d’Auvergne, Bourbonnois et Forestz de Guillaume Revel, Nonette, 1998 (3 vol.).
  • Étienne Fournial, Les villes et l’économie d’échange en Forez aux XIIIe et XIVe siècles, 1967 (cité par Mathevot ; non consulté directement).
  • Jean-Marie de La Mure, Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez (rédigée au XVIIe siècle, publiée au XIXe siècle).

Archives et bases de données :

  • BnF, ms. Français 22297, Armorial Revel, notice Archives et manuscrits · numérisation Gallica
  • POP, notice Muséofile M1017, « Musée de la Diana ». Lien
  • Inventaire général Auvergne-Rhône-Alpes, dossier IA42001310, « Ville de Montbrison ». Lien
  • BnF Essentiels, « L’armorial de Revel ». Lien

Institutions et sites officiels :

  • Ville de Montbrison, pages patrimoine : Calvaire, Collégiale, Diana
  • La Diana, Société historique et archéologique du Forez : ladiana.com
  • Château de Montrond : montrond-le-fort.fr
  • Loire Tourisme, Rendez-vous en Forez, Département de la Loire (fiches pratiques citées aux étapes)

Presse et vulgarisation :

  • « Le seigneur fit prospérer le Forez et bâtir la collégiale », Le Pays, 9 août 2018. Lien
  • « Dans le passé prestigieux du château de Couzan », Le Progrès, 30 juillet 2020. Lien
  • « La Diana : 150 ans de passion pour la petite patrie », Forez Info, 2012. Lien
  • « Escapades dans la Loire : Inspirant Forez ! », Lyon Capitale, juillet 2026. Lien

Ressources audiovisuelles :

  • Le Forez : échappée secrète aux confins de la Loire, « 1000 Pays en un », YouTube, 2024. Lien
  • Montbrison, ancienne capitale du comté de Forez, YouTube, 2022. Lien
  • Lacune assumée : aucun podcast institutionnel (France Culture, INA) consacré spécifiquement aux comtes de Forez n’a été identifié lors de cette recherche.

Ressources iconographiques :

  • Armorial Revel, vignettes foréziennes, vers 1450–1460, BnF / Gallica. Domaine public, réutilisation selon les conditions de Gallica.
  • Photographies des sites : Wikimedia Commons (liens de recherche fournis). Licences variables (CC BY-SA, CC BY, domaine public) à vérifier fichier par fichier.

Prolongements

  • Parcours Time Crossings liés (suggestions à développer) :
    • En cours de travail. Merci de votre compréhension !
  • Événements :
    • visite guidée nocturne du château de Montrond, fin septembre ;
    • visite guidée de Couzan, fin octobre (inscription obligatoire) ;
    • chaque année : les Journées européennes du patrimoine (mi-septembre) et les Journées nationales de l’archéologie (juin).
  • Musées complémentaires : musée lapidaire de la Diana ; musée d’Allard (Montbrison) ; abbaye de La Bénisson-Dieu, où Guy II se retira pour préparer sa mort (abbaye classée MH en 1840).
  • Lectures grand public :
    • Claude Latta, Histoire de Montbrison (1994) ;
    • Honoré d’Urfé, L’Astrée, en extraits, pour voir le Forez à travers les yeux du XVIIe siècle.

Mentions légales et droits

  • Textes : rédaction originale Time Crossings. Les citations directes (C. Mathevot, J. Dufour via C. Latta, notices municipales) sont entre guillemets et attribuées.
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  • Vidéos YouTube : liens seulement, sans réutilisation des contenus.
  • Informations pratiques vérifiées le 24 septembre 2026. Horaires, tarifs et conditions d’accès peuvent évoluer : contactez toujours les sites avant votre visite, en particulier la Diana, la Volerie du Forez et Couzan, dont les informations divergent selon les sources.

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